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16 ans

15 mai 2005

Demain, j’ai 30 ans. Ca fait des semaines que je suis malade à cette idée. Ce n’est pourtant pas que j’ai dressé un bilan catastrophique de ma vie, non, mais quelque part je sens qu’il me manque quelque chose. J’ai un travail monotone dans un bureau, je ne gagne pas très bien ma vie (ce qui compenserait l’ennuie !), j’habite un appart un peu petit dans un quartier pas très joli… Rassurez-vous, je ne vais pas faire une liste de ce qui ne va pas. Ou alors, il faudrait que je fasse aussi une liste des choses que je ne veux pas changer… Par exemple, je vis avec Charles que j’aime, j’ai quelques amis auxquels je tiens énormément…

Mais il y a un malaise diffus qui est là depuis bien plus longtemps que j’ai réalisé que je vais avoir 30 ans…Je crois que je suis en guerre contre mon passé. Deux ans de psychanalyse n’y ont encore rien changé. Je sens confusément que mon adolescence a été une sorte de gâchis. J’ai été un ado triste et renfermé. Certes, découvrir que l’on est différent, que l’on aime les garçons, dans un monde qui n’est pas tendre, ça n’arrange rien…
J’ai l’impression que j’ai érigé ce renfermement en espèce de système de vie. Je me suis construit une sorte de carapace dont je n’arrive plus à me débarrasser, qui m’encombre. Et pourtant protégé par cette armure, je n’ai jamais pris un seul risque. Mon boulot par exemple ; pourquoi avoir choisi de travailler tranquillement dans un bureau ? Plus jeune, j’étais passionné de photo et l’idée de travailler dans ce domaine ne m’a jamais effleuré. Pourquoi ne pas avoir pris le risque ? Je crois que j’ai eu peur de sortir du rang, qu’on me remarque.

16 mai

Je ne sais pas quelle heure il est, mais je suis étonné que le réveil n’ait pas sonné. Je tends la main vers lui pour appuyer sur le bouton qui l’illumine et savoir quelle heure il est. Je ne comprends pas ce qui se passe : du coté où il devrait être il y a un mur… Comment Charles et moi  nous sommes nous couchés ? Je tends le bras de l’autre coté. Je suis dans un lit simple, Charles n’est pas à mes cotés. Une décharge d’adrénaline me réveille. Instinctivement, je trouve un interrupteur. La lumière se fait et je reconnais l’endroit où je me trouve. Je n’en reviens pas. Un génie m’a t’il entendu ?

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