Dans la rue au bout de la mienne (celle qui passe devant Lariboisière), la marie a mis en place un truc génial ! J'ai assisté pendant plusieurs jours à l'installation de bandes rouges sur tous les batiments de la rue. De là où je vois cette rue, les bandes rouges on l'air complètement désordonnées et on se demande bien ce qu'ils ont voulu faire...
Mais si jamais, vous allez à l'autre bout de la rue, à un endroit bien particulier, tous ces morceaux de bandes rouges se mettent en place. Voilà ce que ça donne...

Pour que l'épaisseur de la ligne ait l'air constante, la bande tout au bout est assez large. Ils ont été jusqu'à coller du papier rouge sur le haut des pointes de la grille qui est devant l'hopital !! Allez jeter un coup d'oeil, ça vaut le détour ! RER, B ou D, Gare du Nord, sortie Lariboisière, cherchez l'hopital.
Et pour ceux qui pensent que Paris a 10 ans de retard (tout ça parce qu'il y a un truc du genre dans une station à Toulouse...), regardez le site de cet artiste (je trouve ce jeu de perspectives génial ; j'adore !!) : Georges Rousse.
J'ai remis le nez dans mes photos de Venise et je suis en train de les classer. J'ai bien fait de laisser passer un peu de temps, je les trouve moins nulles. Y en a même quelques unes qui sont pas si mal...
Voilà comment je sélectionne :

Il faut vous dire que depuis quelques jours, il y a parfois un garçon qui vient dormir chez moi... Et ce matin, en allant me brosser les dents, après qu'il soit partit, j'ai vu ça :

Deux brosses à dents chez moi : une petite révolution.
Mon titre risquant d’attirer ici des gens qui ne sont pas des lecteurs « réguliers », il faut replacer le contexte. Je suis un garçon plus qu’ordinaire qui mène une vie désespérément plate… Mais il arrive parfois quelque chose d’étonnant.
Demain c’est mon anniversaire, et mes collègues ont voulu, je ne sais pas très bien pourquoi, m’emmener dans un restau du quartier où je travaille dans lequel on ne va que rarement… Ils y sont arrivés un bon quart d’heure avant moi parce que je terminais un truc. En arrivant, je les sentais étranges et j’ai commencé à me méfier quand ils n’ont pas arrêté pas de me dire qu’il fallait que je regarde la table juste derrière le petit mûr translucide (à travers lequel je ne voyais rien). A force de contorsion, j’ai fini par remarquer le garçon au physique très avantageux qu’ils voulaient que je vois : Gael de la N0uve11e Star… Wahouu… On allait déjeuner à coté des derniers finalistes de cette émission que j’ai regardé un peu (et je n’ai pas manqué le Gael en question – qui fume, je sais pas si c’est un scoop…).
Nous attendions notre café quand tous ces jeunes gens se sont levés pour partir. L’une de mes collègues s’est agitée et a commencé à me dire qu’ils leur ont demandé de venir nous voir « pour mon anniversaire ». Je n’en crois pas un mot, et pourtant, Christophe (de la N0uve11e Star, suivez un peu…) s’approche de notre table, nous salue et demande l’anniversaire de qui c’est. Je deviens rouge cramoisi ; je déteste ce genre de situation… Christophe propose (et j’accepte) de me faire la bise (« et mes microbes ; j’ai un rhume… »). Il me souhaite gentiment un joyeux anniversaire, me demande mon age, dit que c’est « encore jeune » avant de signer un autographe à ma collègue… Les autres sont passés sans nous adresser un regard (mais à mon avis, seul Christophe a eu le message que mes collègues ont fait passer par l’intermédiaire du serveur). J’étais carrément étonné qu’il accepte aussi gentiment et simplement de se plier à cet exercice. Il est devenu officiellement mon chouchou, et je vais me remettre à regarder la N0uve11e Star pour l’encourager !
D’après la serveuse, ils viennent plusieurs fois par semaine dans ce restau. On va voir si ma collègue qui a demandé un autographe veut y retourner ; elle est une fan inconditionnelle de Christophe. Et qu’il soit venu nous voir n’a rien dû arranger…
PS : j'ai écrit N0uve11e star parce que j'ai remarqué un afflut de visites sur mon blog venant de ce cher Google...
Y a du monde et des pigeons sur la place San Marco...

Ca allait vraiment mieux depuis plusieurs semaines, voire mois. Carrément ! Je croyais qu’on ne perdait pas si facilement les « bonnes » habitudes, et pourtant, je me sens un peu désarmé contre cette rechute. Ca coïncide exactement avec mon retour de Venise. Je peux même dire, que ça a commencé un peu avant 20h quand je me suis retrouvé dans la compartiment du train qui devait me ramener vers Paris avec mon sac à dos sur les genoux avec un sandwich dedans que je n’osais pas sortir. Le retour à la réalité a été un peu difficile à négocier…
En plus dans quelques jours c’est mon anniversaire et la preuve que j’ai mis le pied dans la trentaine puisque je vais avoir 31 ans. Trente et un ans dont je ne sais pas très bien quoi faire… Et j’ai vraiment pas envie d’avoir un an de plus. Pas du tout. J’ai quand même proposé à ceux que j’aime qu’on se retrouve ce soir là dans un bar pour boire un coup. « A ma santé » ai-je précisé dans l’invitation. J’ai l’alcool gai, ça devrait aller…
J’avais beaucoup de choses à faire, et bien sûr je n’ai rien fait. Oubliée la vaisselle dans l’évier, oubliée la serpillière à passer, oublié le linge sale qui traîne, oubliés l’aspirateur, la poubelle à descendre. Oubliée la bonne idée d’arriver ce soir chez O. avec une super playlist pour changer un peu de la musique qu’on écoute chez lui d’habitude. Oubliés les 533654541 tickets de carte bleue à entrer dans mon logiciel de tenue de compte, oubliée la déclaration d’impôts à vérifiée, oubliée la formation Access à revoir pour lundi (à moi le mal au bide dimanche soir…).
Je vais pas arriver chez O. dans cet état. Un peu de Gorillaz à FOND dans un casque (contrairement à mon voisin, je mets un casque pour être sûr de bien me niquer les oreilles) et ça devrait aller mieux…
Je viens de ruiner tous les effets positifs de la musique en ayant une idée « géniale » : relire tout mon blog depuis un an pour voir ce qui c’était passé. Je suis tombé sur un ou deux bons textes. Revécu la mort de mon grand père (ça a eu le mérite de me faire pleurer). Finalement pas grand chose n’a changé. Rien même.
Bon, allez, je vais me préparer pour la soirée. C’est moi qui apporte la vodka (je vais en avoir besoin ; y a que des couples, va falloir que je fasse autant de bruit et prenne autant de place que deux personnes…)
Oh là là, ça fait un mois que je n'ai rien écrit.... Non, je n'ai pas oublié que j'ai un blog. Mais les jours qui ralongent me donnent envie d'aller dehors plutôt que devant mon ordi. Même si je ne vais pas tellement plus dehors que cet hiver...
Mais aujourd'hui, je n'ai pas le temps de m'attarder par ici... Bah oui : je pars !!!
Je vais passer un si bon week end...
C’est la maman de Tim qui le réveilla. Il était l’heure de se lever… Tim chercha son nouvel ami des yeux et vit qu’il était de retour chez ses parents. Sans doute la maman de MF2012 l’avait-elle raccompagné. Comme elle était gentille…
Tim raconta sa journée incroyable à sa maman qui l’écouta attentivement en souriant. Ce matin là et bien d’autres ensuite, Tim essaya de reconnaître la maman de MF2012 en prenant le métro. Il crut cent fois la rencontrer, mais ne fut jamais sûr…
Maintenant, Tim est devenu une grande personne. Il aime toujours autant prendre le métro pour aller travailler. Il emprunte chaque matin la ligne 14, celle sans conducteur. Quelquefois, il le jurerait, le métro lui fait un clin d’œil en arrivant à quai. C’est MF2012 à n’en pas douter. Tim lui fait alors aussi un clin d’œil et en montant dans la rame, donne une petite tape sur la paroi, comme on flatte le flanc d’un cheval, pour féliciter encore son ami d’avoir réussi à travailler sur cette ligne, et lui dire encore qu’ils sont amis. Pour la vie.

[ N'oubliez pas de lire les chapitres précédents... ]
Dès que Tim eut fait quelques pas le long de la voie, il remarqua qu’il n’entendait plus aucun bruit. La foule qui attendait la rame suivante semblait avoir disparu. A la place Tim entendait un bruit très grave, très profond, très lent : c’était sans doute la respiration de la ville. Le vent qu’il sentait sur son visage en était la preuve.
Tim marcha prudemment, prenant garde à ne pas tomber du petit chemin sur lequel il trottinait. Après quelques minutes, dans la demi obscurité, il vit sur le coté qu’un tunnel s’écartait de la ligne droite. Le carrefour ! Tim était arrivé au couloir qui menait vers la chambre des métros !
Contrairement au tunnel dans lequel les métros circulent le jour, qui est bien droit, celui-ci était courbe, comme un grand virage. Au fur et à mesure qu’il y avançait, Tim remarqua que les petites lumières qui éclairent le tunnel ne servaient plus à rien. En effet, devant lui, une lueur grandissait. Tim sentait qu’il était bientôt arrivé.
Tim déboucha dans une très grande pièce, plus grande encore que l’appartement des ses parents ou que la cantine de l’école. Cet endroit était très lumineux et très coloré ; d’énormes ampoules pendaient du plafond et projetaient des couleurs vives sur les murs en tournant à toute vitesse. Le sol était couvert de quelque chose qui ressemblait à de l’herbe qui aurait été bleue. Tim se baissa pour la toucher : elle était très douce.
Il y avait des arbres en énormes poutres d’acier tordu qui poussaient un peu partout. Ils étaient attachés au sol par de grosses vis. Leurs feuilles étaient des tickets de métro. Tim, poussé par sa curiosité, s’approcha et ramassa l’un d’eux au sol. Ceux dans les branches étaient verts ou commençaient à rosir. Tim pensa que quand les billets étaient bien mûrs et bien violets, ils tombaient. Quelqu’un devait les récolter pour permettre aux gens de passer les tourniquets à l’entrée des stations.
Le nez en l’air, Tim ne remarqua pas un habitant de ce monde étrange qui s’était approché, intrigué par ce visiteur inattendu.
« T’es qui toi ?, dit une petite voix dans le dos de Tim qui se retourna, surpris.
- Je m’appelle Tim. Et toi ?
- MF2012 lui répondit l’habitant de ce monde qui n’était autre qu’un bébé métro. Il était en tout point identique à l’un des métros que Tim avait prit cent fois, mais tout petit. Tim n’aurait pas pu entrer à l’intérieur, c’est sûr.
« C’est un drôle de nom MF2012…
- Parce que tu crois que Tim c’est pas bizarre. C’est pas un nom de métro, ça !
- Non ! Je ne suis pas un métro, je suis un petit garçon.
- Tu vis sur quelle ligne ?
- Mais, je n’habite pas sous terre, je suis un petit garçon je te dis. J’habite dehors, dans la ville.
- Y a rien d’autre que sous la terre, ça existe pas, la ville, dit le petit métro incrédule. »
Tim s’assit face au petit MF2012, s’appuya sur le tronc de l’arbre à tickets et entrepris de raconter à son nouvel ami comment c’était dehors. MF2012 était fasciné par les descriptions de Tim. Les grandes tours, les avenues, le ciel surtout. MF2012 était très curieux et voulait tout savoir.
Après ce qui semblait des heures de discussion à Tim, MF2012 dit que sa maman n’allait pas tarder à rentrer du travail et qu’ils pourraient tous les deux aller prendre le goûter chez lui. MF2012 proposa à Tim de monter sur son dos, ça lui faisait plaisir. Après tout, c’est la vocation des métros de transporter les gens, MF2012 était ravi de commencer avant l’age adulte. C’est à vive allure, et force rigolade que MF2012 emmena Tim jusque chez lui.
La maman de MF2012 venait juste d’arriver et accueilli avec plaisir le petit Tim. Elle leur prépara le meilleur des goûters possibles : des pains au chocolat encore chauds, des tartines de miel, des jus de fruits, des glaces, des gâteaux débordants de crème… Les enfants mangèrent de bon cœur, riant sans cesse, sous le regard bienveillant de la maman métro. Elle les envoya ensuite dans la chambre de MF2012 pour jouer. Les malles de jouets du petit métro débordaient de tous ceux dont Tim rêvait : l’Homme Araignée, des jeux de cartes, un jeu de construction avec lequel les enfants construisirent une tour vraiment très haute, un jeu de fléchettes et des centaines d’autres choses.
Les deux amis discutèrent beaucoup aussi, chacun parlant de son monde. MF2012 dit que quand il serait grand, il voulait être métro sur la ligne 14, comme son papa. C’est la ligne où il n’y a pas de conducteur, où le métro travaille seul pour transporter les gens. MF2012 avait les yeux brillants en parlant de cette perspective et Tim était admiratif.
Fatigués par tous ces jeux, toutes ces discussions, les enfants étaient bien calmes maintenant. MF2012 proposa à Tim qu’ils se reposent. Il s’allongèrent côte à côte sur le sol de la chambre du petit métro. Ils ne tardèrent pas à s’endormir profondément…
[N'oubliez pas de lire le chapitre 1 avant celui-ci...]
Un matin, Tim se réveilla de bonne heure. Comme il n’entendait pas de bruit dans le grand appartement de ses parents, Tim se leva sans bruit. Il se rendit à la cuisine où il trouva sur la table tout ce qu’il fallait pour le petit déjeuner. Il y avait de quoi faire un véritable festin : des tartines de pain, de la confiture, des céréales, du jus d’orange. « Miam miam !, se dit Tim, Je vais me régaler ». Il y avait même son bol préféré, celui avec l’Homme Araignée, plein d’un bon chocolat au lait bien chaud.
Tim fit sans doute le meilleur petit déjeuner de sa vie. Il n’y avait pas de grande personne pour le presser, pour compter combien de tartine il prenait… Pourtant, Tim fut très raisonnable : il ne mangea que deux tartines, but son bol de chocolat et un verre de jus d’orange. Il profita qu’aucune grande personne n’était dans les parages pour prendre directement dans le pot une cuillerée de cette délicieuse confiture de fraises.
Une fois reput, Tim s’étonna de ne toujours pas voir ses parents. Il visita tout l’appartement en appelant timidement, sans rencontrer ni l’un ni l’autre. Ses parents avaient dû partir tôt pour un travail urgent, et ils faisaient confiance à leur petit garçon pour être bien sage. Tim fut à la hauteur de la confiance que ses parents avaient placés en lui. Il fit sa toilette n’oubliant pas de bien se laver derrière les oreilles et entre les doigts de pieds, se brossa les dents trois minutes comme sa maman l’exigeait, s’habilla, se chaussa et prit son cartable. Il ferma bien la porte de l’appartement derrière lui, dut se mettre sur la pointe des pieds pour atteindre le bouton d’appel de l’ascenseur, dit poliment bonjour à la dame qui s’y trouvait et en un temps record fut au pied de la tour.
Sans tenir la main d’une grande personne, la tour lui paru encore plus inquiétante que d’habitude. Elle était tellement haute qu’elle cachait le soleil qui mettrait une bonne partie de la journée et de ses forces pour réussir à monter assez haut pour dépasser la tour.
Sans tenir la main d’une grande personne, l’avenue lui paru encore plus dangereuse que d’habitude. Le flot ininterrompu de voitures semblaient attendre qu’il mette un pied sur la chaussée pour l’écraser. Tim prit son courage à deux mains, une grande inspiration et courageusement, mais très prudemment, traversa l’avenue jusqu’à la bouche de métro. Il fut soulagé de s’enfoncer dans les profondeurs de la ville sur l’escalier mécanique, en tenant bien la main courante pour ne pas tomber.
Il fut bientôt sur le quai à son endroit préféré, en tête de station. Il se dit que tout le courage qu’il lui avait fallu méritait bien un petit plaisir. Tim laissa donc passer un métro sans monter pour observer le ballet compliqué des gens qui montent et qui descendent. On aurait dit que deux vagues venant en sens inverse se rencontraient, provoquant des remous sur le quai. Tim était fasciné et regardait ce spectacle de tous ses yeux. Il ne restait jamais sur le quai, sa mère l’entraînait toujours dans la rame. Il n’avait donc jamais vu le conducteur du métro lui faire un petit signe de la main ou la rame s’enfoncer dans le tunnel et ses feux arrières disparaître. Il était aux anges.
Il fut attiré par un détail qui l’étonna beaucoup : tout au bout du quai, juste au début du tunnel, trois petites marches permettaient de descendre sur la voie. Il y avait une barrière avec un panneau sur lequel on voyait un bonhomme marcher, barré par une croix rouge. Il s’approcha, attiré irrésistiblement par cet escalier et découvrit que la barrière était manifestement faite pour empêcher les grandes personnes de passer, certainement pas les enfants, puisque, lui, n’avait qu’à peine à se baisser pour passer dessous. En s’engageant vers la voie, il pensa au carrefour de tunnels et que si il arrivait à marcher jusque là, il pourrait visiter la chambre des métros. Peut-être même qu’il pourrait essayer de devenir ami avec l’un d’eux. Il s’y voyait déjà : discutant avec le métro qui l’emmènerait à l’école et lui ferrait découvrir des endroits magiques. Comme il serait heureux avec un ami métro !