Il s'est passé une ou deux choses depuis le temps...
Je suis allé en vacances :

J'ai passé quelque heures dans cet endroit de rêve :

J'ai fait une tarte :

Et hier, j'étais là :

Qui devinera où je suis allé en vacances, où est cet endroit de rêve, à quoi était ma tarte (!) et où j'étais hier ?
J’ai déserté mon blog depuis un sacré moment… Faut dire, un mari, ça occupe… En plus, c’est la fin de l’année et je commence sacrément à en avoir marre. Un an que j’ai pas eu de vacances… Plus que 3 petites semaines, et je vais pouvoir souffler… Une collègue a remarqué que je n’était plus très patient, qu’un petit rien m’énervait. Je lui ai répondu que oui, je gardais le petit reste de patience pour mes stagiaires et pour éviter de les égorger (j’en ai eu un ou deux ces derniers temps…).
Et puis, je vais déménager aussi. Ce week end par exemple j’ai été pas mal occupé par mon appart. Samedi après-midi, j’ai été acheter avec mon père le papier peint pour les deux pièces et la peinture. Et aujourd’hui toute la famille a participé au bricolage. On a tout peint et commencé à poser le papier dans le salon. Ca me permet enfin de voir ce que ça donnera ; ça sera magnifique ! J’ai hâte de m’installer, je n’arrive plus à supporter le placard qui me sert de logement en ce moment… Trop petit, trop de bordel, trop chaud. Ca va être bon…
Il faut vous dire que depuis quelques jours, il y a parfois un garçon qui vient dormir chez moi... Et ce matin, en allant me brosser les dents, après qu'il soit partit, j'ai vu ça :

Deux brosses à dents chez moi : une petite révolution.
Mon titre risquant d’attirer ici des gens qui ne sont pas des lecteurs « réguliers », il faut replacer le contexte. Je suis un garçon plus qu’ordinaire qui mène une vie désespérément plate… Mais il arrive parfois quelque chose d’étonnant.
Demain c’est mon anniversaire, et mes collègues ont voulu, je ne sais pas très bien pourquoi, m’emmener dans un restau du quartier où je travaille dans lequel on ne va que rarement… Ils y sont arrivés un bon quart d’heure avant moi parce que je terminais un truc. En arrivant, je les sentais étranges et j’ai commencé à me méfier quand ils n’ont pas arrêté pas de me dire qu’il fallait que je regarde la table juste derrière le petit mûr translucide (à travers lequel je ne voyais rien). A force de contorsion, j’ai fini par remarquer le garçon au physique très avantageux qu’ils voulaient que je vois : Gael de la N0uve11e Star… Wahouu… On allait déjeuner à coté des derniers finalistes de cette émission que j’ai regardé un peu (et je n’ai pas manqué le Gael en question – qui fume, je sais pas si c’est un scoop…).
Nous attendions notre café quand tous ces jeunes gens se sont levés pour partir. L’une de mes collègues s’est agitée et a commencé à me dire qu’ils leur ont demandé de venir nous voir « pour mon anniversaire ». Je n’en crois pas un mot, et pourtant, Christophe (de la N0uve11e Star, suivez un peu…) s’approche de notre table, nous salue et demande l’anniversaire de qui c’est. Je deviens rouge cramoisi ; je déteste ce genre de situation… Christophe propose (et j’accepte) de me faire la bise (« et mes microbes ; j’ai un rhume… »). Il me souhaite gentiment un joyeux anniversaire, me demande mon age, dit que c’est « encore jeune » avant de signer un autographe à ma collègue… Les autres sont passés sans nous adresser un regard (mais à mon avis, seul Christophe a eu le message que mes collègues ont fait passer par l’intermédiaire du serveur). J’étais carrément étonné qu’il accepte aussi gentiment et simplement de se plier à cet exercice. Il est devenu officiellement mon chouchou, et je vais me remettre à regarder la N0uve11e Star pour l’encourager !
D’après la serveuse, ils viennent plusieurs fois par semaine dans ce restau. On va voir si ma collègue qui a demandé un autographe veut y retourner ; elle est une fan inconditionnelle de Christophe. Et qu’il soit venu nous voir n’a rien dû arranger…
PS : j'ai écrit N0uve11e star parce que j'ai remarqué un afflut de visites sur mon blog venant de ce cher Google...
Ca allait vraiment mieux depuis plusieurs semaines, voire mois. Carrément ! Je croyais qu’on ne perdait pas si facilement les « bonnes » habitudes, et pourtant, je me sens un peu désarmé contre cette rechute. Ca coïncide exactement avec mon retour de Venise. Je peux même dire, que ça a commencé un peu avant 20h quand je me suis retrouvé dans la compartiment du train qui devait me ramener vers Paris avec mon sac à dos sur les genoux avec un sandwich dedans que je n’osais pas sortir. Le retour à la réalité a été un peu difficile à négocier…
En plus dans quelques jours c’est mon anniversaire et la preuve que j’ai mis le pied dans la trentaine puisque je vais avoir 31 ans. Trente et un ans dont je ne sais pas très bien quoi faire… Et j’ai vraiment pas envie d’avoir un an de plus. Pas du tout. J’ai quand même proposé à ceux que j’aime qu’on se retrouve ce soir là dans un bar pour boire un coup. « A ma santé » ai-je précisé dans l’invitation. J’ai l’alcool gai, ça devrait aller…
J’avais beaucoup de choses à faire, et bien sûr je n’ai rien fait. Oubliée la vaisselle dans l’évier, oubliée la serpillière à passer, oublié le linge sale qui traîne, oubliés l’aspirateur, la poubelle à descendre. Oubliée la bonne idée d’arriver ce soir chez O. avec une super playlist pour changer un peu de la musique qu’on écoute chez lui d’habitude. Oubliés les 533654541 tickets de carte bleue à entrer dans mon logiciel de tenue de compte, oubliée la déclaration d’impôts à vérifiée, oubliée la formation Access à revoir pour lundi (à moi le mal au bide dimanche soir…).
Je vais pas arriver chez O. dans cet état. Un peu de Gorillaz à FOND dans un casque (contrairement à mon voisin, je mets un casque pour être sûr de bien me niquer les oreilles) et ça devrait aller mieux…
Je viens de ruiner tous les effets positifs de la musique en ayant une idée « géniale » : relire tout mon blog depuis un an pour voir ce qui c’était passé. Je suis tombé sur un ou deux bons textes. Revécu la mort de mon grand père (ça a eu le mérite de me faire pleurer). Finalement pas grand chose n’a changé. Rien même.
Bon, allez, je vais me préparer pour la soirée. C’est moi qui apporte la vodka (je vais en avoir besoin ; y a que des couples, va falloir que je fasse autant de bruit et prenne autant de place que deux personnes…)
Ca y est, j'ai mes billets...

Et dire que j'ai hésité... Maintenant, je peux vous dire que je regrête pas.
PS : si jamais il prend l'idée un peu folle à O. de venir voir mon blog, qu'il sache que j'ai été TRES vexé qu'il ne veuille pas entendre que je partais à Venise. Et que ces digressions météorologiques ne m'ont pas du tout intéressées..
Vous savez ce qui ce passe dans Brokeback Mountain à 1h02du début du film ? Moi oui. J’ai « obtenu » les sous-titres en français de ce film, mais en deux bouts. Que j’ai réuni grâce à un utilitaire dédié (et indispensable si vous aimez les VO mais ne parlez pas assez bien anglais pour vous passer des sous titres : Time Adjuster). La première partie des sous titres s’arrête à 1h02 et 30 secondes. J’ai mis bout à bout les deux morceaux, et j’ai été directement à 1h02 pour voir si la seconde partie était correctement synchronisée. Bah ça tombe sur la scène des retrouvailles. Impossible de couper et de ne pas y assister. Impossible de ne pas se retrouver instantanément dans l’histoire, de ne pas reconnaître les visages, la musique…
Je vais mettre tout ça à l’abris des crashs disque dur, mais je ne sais pas si je vais avoir la force de le regarder avant longtemps…
Je me demande si les temps ont changé. A cette époque Ennis envoie un SMS à Jack (à 0h58 du début du film, Ennis répond à la première carte de Jack : il inscrit sur la carte : « You bet. » C’est bien un Short Message ça, non ?) que Jack mettra sans doute plusieurs jours à recevoir. L’attente ne fait-elle pas partie de l’amour ?
Je me souviens de ma première histoire d’amour. C’était au siècle dernier. Internet et les mobiles existaient, mais ni lui ni moi n’avions même le téléphone. Nous étions obligé de laisser des petits mots dans la boite aux lettres de l’autre. Et d’attendre.
Comment ça se passe maintenant ?
On va sur un site de rencontres, on chate un peu avec quelqu’un. Au bout d’un moment, on passe son msn parce que c’est mieux, y a la webcam. Au bout d’une heure on s’échange les numéros de téléphone et on papote une autre heure (vous payer encore vos communication vous ?). On se donne rendez-vous pour le soir même ou le lendemain. On va boire un pot dans un bar, pour vérifier qu’on se plait. On va ensuite chez l’un et on baise. Dans le meilleur des cas, on se revoie ensuite.
Je me demande si je me suis pas trompé d’époque… Je me demande des fois quel genre de type je suis. Informaticien de formation, qui n’aime pas le chat et tous ces moyens de communication instantanés. Y a que moi qui ai remarqué que l’instantanéité tue tous les sentiments intéressants ? Les seuls moyens de communication que j’utilise sont le téléphone (parce que j’aime entendre la voix de ceux que j’aime) et le mail (parce que ça n’est pas instantané). Je n’arrive pas à avoir plusieurs conversations en même temps, mes correspondants par chat finissent toujours par s’impatienter. Pourquoi je mets du temps à répondre (à une conversation en générale pas du tout intéressante ; on se dit 1000 fois plus en 1 minute au téléphone) ? Pourquoi je coupe ?
Vous connaissez maintenant une raison à mon célibat : je suis un vieux con.
Attention, je vais parler du film « Le secret de Brokeback Mountain » de manière trop précise pour ceux qui ne l’ont pas vu… Si vous avez l’intention de le voir, ne gâchez pas votre plaisir : ne lisez pas ceci !
Je pourrais vous faire croire que je n’ai pas pleuré, mais j’avais des larmes plein les yeux quand la lumière s’est rallumée (et mon voisin s’était ratatiné dans son fauteuil et reniflait depuis plus d’une demi heure) ;
Je pourrais vous faire croire que j’ai passé ensuite une soirée enjouée, mais je me suis couché triste
Je pourrais vous faire croire que je n’ai pas aimé ce film, mais je m’achèterai le DVD quand il sortira.
En fait, c’est mon voisin ratatiné dans son fauteuil qui a parfaitement résumé ceci : « c’est vraiment un film de tapettes ». Un film pour les tapettes comme moi qui sont fleur bleue à un point incroyable, pour celles qui croient au prince charmant, qui l’attendent même… Un film pour tout ceux qui croient aux histoires d’amour.
Si jamais vous n’avez pas entendu parler de ce film, voici un rapide aperçu.
Jack et Ennis sont deux cowboys d’une vingtaine d’année quand ils se rencontrent. Ils doivent garder un troupeau de moutons pendant toute la saison dans les hauteurs reculées et isolées de Brokeback Mountain. Ils ne passent que peu de temps ensemble, mais naît entre eux une complicité. A la faveur d’une soirée froide et alcoolisée, Jack se donne à Ennis. Et leur histoire devient une histoire d’amour. On voit se transformer les deux jeunes gens. Ils étaient tellement dures, secs, ils deviennent de vrais enfants se courant après, chahutant. Et puis la fin de la saison arrive, ils se séparent. La séparation est assez pudique bien que les deux souffrent et pleurent.
La vie les rattrape. Ennis se marie, fait des enfants. Jack tourne un peu dans les bars, essaie bien d’offrir des bières aux garçons, mais rencontre une femme qu’il va épouser. Et puis un jour, Jack écrit à Ennis. Et ils se revoient. La morosité de leur quotidien depuis quatre ans contraste avec leurs retrouvailles. La scène est d’ailleurs assez forte, et leurs baisers passionnés. La suite pourrait se résumer assez rapidement : leur liaison secrète va durer 20 ans, au rythme des saisons. Jusqu’à…
La fin est très triste, prévoyez des mouchoirs…
Je dois avouer que j’appréhendais beaucoup d’aller voir ce film… Je savais qu’il allait être triste, et je n’ai pas forcement besoin de ça en ce moment. En fait, je dirais que ça a été « moins pire » que ce à quoi je m’attendais… Tout d’abord, et c’est vraiment une impression très forte, le film est assez pudique et assez soft. On pouvait s’attendre à des tonnes de sentiments dégoulinants, des tonnes de violons aux « bons » moments, et il y avait matière à faire pleurer cent fois plus. Le moment où les deux jeunes se quittent pour la première fois, la scène est triste, mais tout à fait supportable. Tout à la fin, quand on apprend la mort de Jack, qu’on comprend comme Ennis qu’il a sans doute été battu à mort parce que « ça » se voyait un peu trop, les gorges sont nouées, mais Ennis n’éclate pas en sanglots bruyants, pas un gramme de violons. Quand Ennis découvre sa propre chemise parmi les affaires de Jack, qu’il enfouit son visage dans la veste que Jack portait à Brokeback Mountain, là encore, la scène aurait pû être cent fois pire.
Je ne peux pas m’empêcher de me poser une question… Mais quelle image ce film véhicule de l’homosexualité ? On a deux personnages homos. L’un, Ennis, lutte, n’aura la moindre histoire de cul ou d’amour que celle avec Jack, bien au secret de Brokeback Mountain. L’autre, Jack, souhaite plus que tout vivre avec Ennis, drague dans les bars, va se taper des mecs au Mexique. Et à la fin, y en a un qui meurt. Lequel ? Celui qui « assumait » plus son homosexualité. La morale de ce film est-elle : pour vivre (tout court ; sinon, on te tue), ne montre pas que tu es pédé. Ca ressemble un peu à ces films des années 80-90 : un bon pédé est un pédé séropo qui meurt à la fin. Ang Lee n’a pas vu les films plus récents dans lesquels l’homosexualité est traitée de manière plus légère.
Je me demande si « Brokeback Mountain » n’est pas un film homophobe.
Je voulais que cette phrase soit la dernière de mon texte, mais je me pose plus de questions encore. Pourquoi ce film m’a fait pleuré, pourquoi j’ai été touché par cette histoire ? Ne serais-je pas un peu maso ? Les gens qui me connaissent savent peut-être mon malaise par rapport à ma propre homosexualité. Je suis un peu comme Ennis. Et il est probable que si j’avais vécu quelques dizaines d’années plus tôt, je me serais marié, aurait eu des enfants. Ennis vieillissant se coupe un peu de tout. Il ne voit son amant que 4 fois par an, fini par divorcer, s’installe dans un ranch improbablement reculé puis dans une caravane. Il y a une partie de moi qui est comme ça. Mon ranch reculé, c’est ma chambre de bonne au 6ème étage. Moi aussi je suis capable par moments (heureusement, seulement par moments !) de me couper de tout. Je crois que c’est cet aspect du film qui a fait écho en moi. Et vous qui avez aimé, avez vous trouvé pourquoi ?
L'avis de Télérama,
Celui de Kang,
Des extraits de dialogues (en VO), (la dernière réplique du film est : «Jack, I swear...»)
Vite au lit. J'avais commencé à écrire un texte complètement ininteressant et complètement décousu. Je n'ai même pas la force de le finir et de le publier. J'ai une copine qui va très mal en ce moment et qui maîtrise parfaitement l'appel au secours ; moi, je suis incapable d'envoyer à quiconque le moindre signal de détresse, même le plus subtil [et tu fais quoi là, gros malin ?].
J'en peux plus de ces barrières mentales que j'ai dressées entre moi et le monde, de ces barrières qui m'empêchent de pleurer. J'en peux plus.
Si vous lisez ceci c'est qu'il y a un bug dans CanalBlog qui a fait que le texte a été publié alors que j'ai cliqué sur Annuler le Message...
J'ETOUFFE
« Ce n’est pas un hasard si l’on se confie à vous… […] Vous ferriez un bon analyste. »
Beau compliment venant de son psy, non ? Et comme d’hab’, plutôt que d’accepter le compliment, de dire merci, je fais une pirouette… Mais qu’est-ce que j’ai dans la tête ?